INVENTAIRE TANGEROIS
Il y eut une époque où Tanger était véritablement ravitaillé par les corbeaux (même pas, par les canards ...). Les hôtels végétaient agréablement pour leurs financiers propriétaires. Depuis une bonne dizaine d'années, le vent des remises en question s'accélère et nos vieux mastodontes fatigués n'en peuvent plus de perdre leurs plumes ! Le Minzah n'en finit pas de péricliter et l'Hôtel de France, du même propriétaire, malgré des effets d'annonce, continue sa descente aux enfers. L'Hôtel Continental affiche une façade repeinte et des couloirs mornes en continuels travaux ! Une bonne nouvelle : l'ouverture prochainement de l’Andalucia Palace Hôtel, 5 étoiles près du Golf Royal de Boubana (allez Zou). L'Intercontinental et le Rembrandt sauvent la mise avec leurs fonds de clientèles d'habitués.
HÔTEL ROYAL MANSOUR AMARRAKECH
Le long des murailles de l’Hivernage : ouverture différée plutôt courant mars / avril 2010, me dit on … En tous les cas, les alentours prennent forme, les paysagistes s’affolent, le personnel est en formation. Quelle cuisine va t-on nous pondre avec quel chef ? Affaire à suivre ...
DAR KANTZARO
C’est l’annexe “maison d’hôtes” du Catanzaro. Les propriétaires ont ouvert une maison d’hôtes dans la palmeraie. Si cette maison délivre d’aussi bonnes et régulières prestations que le restaurant, le pari pourrait être rapidement gagné : piscine, chambres et suites ...
Tél.: 0 524 328 912
HILTON RABAT EST MORT !
Vive le
Sofitel Jardins des Roses. L’aventure est presque terminée, on ne parle plus d’un lifting, mais d’une cure complète qui a vu l’hôtel désossé remis à plat … Rénové de fond en comble nous dit-on ? Que nous réserve Accor en terme de restauration ??? No comment, me répondit-on ! Affaire à suivre donc lors d'une prochaine visite.
LE ROYAL SULTANA CLUB A OUARZAZATE
Véronique Coron a ouvert cet hôtel en bordure du lac avec son époux (un chouia nerveux dans son relationnel avec le personnel) alors qu’ils avaient cotisé toute leurs vies dans l’industrie de la voiture miniature du coté de Lyon . C’est ce qui s’appelle une drôle de reconversion !
Ouarzazate ressemblait tellement à “la belle endormie” qu’on pouvait bien se demander qui aurait pu la réveiller et susciter des investissements, non pas des grands groupes hôteliers qui sont présents dans le secteur et à l’affût, mais des petites unités à taille humaine qui font le vrai visage du tourisme marocain de charme. De belles chambres / suites spacieuses, avec Tv satellite, flanquées de salles de bains complètes à des prix qui laissent rêveur : 700 Dh en single, petit déjeuner compris, le tout avec une superbe vue façon carte postale sur les montagnes avoisinantes et les étendues de sable. Véronique est une angoissée, lorsque j’y suis allé, l’hôtel affichait complet, la patronne était dans ses petits souliers et s’assurait que rien ne coinçait trop aux entournures. Résultat : un hôtel bien tenu, un restaurant qui tient ses promesses avec des spécialités originales (goûtez entre autres la mousseline de poissons, sauce crustacés, le confit d’agneau et surtout, un vrai soufflé au Grand Marnier … Voilà qui devrait vous changer des approximations façon yoyo gastronomique qui sont généralement servies sur Ouarzazate !
Bord du lac - 0 524 887 421
EL MINZAH A TANGER
le Minzah n’en finit plus de louvoyer entre clientèle “palace“ (c’est sa vocation définitive à mon goût) et clientèle “de cars“. Les trois dernières fois où j’y suis allé, les cars alignaient leurs museaux encombrants rue de la Liberté et les touristes, en majorité japonais, prenaient d’assaut notre “palace du Détroit”. Il faut à un moment choisir et s’y tenir, visiblement les propriétaires essaient de jouer gagnant sur les deux tableaux, équation pas convaincante … Tout s’en ressent, le personnel nettement décontracté, sachant que le client du jour ne reviendra probablement jamais, se lâche, règle ses comptes en devises, parlemente avec le touriste, j’en passe et des meilleures … Au Caïd Bar, un jour, il vous sera servi avec votre verre de vin blanc (facturé 30 Dh) des cacahuètes, et pas le lendemain … No comment.
Tél : 0 539 333 444
RAPPORT QUALITE/PRIX A AGADIR : L’HÔTEL ANEZI
C’est une des adresses hôtelières sûres et au bons sens du terme Plan Plan, de la place, loin des délires financiers proposés par d’autres “grandes marques Pi Poules” installées quartier Founty, bientôt aux n°18 ou 20, tant le secteur balnéaire prend de l’ampleur.
Vous passez, plutôt vous filez, à travers le hall d’entrée décoré façon “Ceoucescou”, vous grimpez aux étages supérieurs si possible et vous prenez possession d’une chambre standard avec vue imprenable sur Agadir (la vue de nuit est bluffante - superbe). Une grande chambre spacieuse avec une petite terrasse, une belle salle de bains (baignoire, lavabo, wc, bidet). Le tout pour 470 Dh en single, petit déj’ (buffet copieux, charcuterie, viennoiserie, fromages etc etc …) compris.
Front de mer - 0 528 840 940
LE LIFTING DE LA MAMOUNIA
C’est une dame qui avoue sans rougir son âge et qui vient de subir, aux forceps, un lifting de fond en comble dans la veine “ethnico-chic marrakchi”.
Évacué le côté “Art Déco” !
Quels que soient les commentaires des thuriféraires de service qui se sont déjà esbaudis en stéréo ou en quadriphonie depuis plusieurs semaines : cette belle maison incarnera encore et certainement un certain chic dans la profession et la grande hôtellerie au Maroc.
Premier point hérissant tout de même, le nombre incalculable de contrôles imposé par une brigade de sécurité omniprésente, demandant à plusieurs reprises “où l’on va ?” (au bar si possible, s’il vous plait, merci beaucoup !), “ce que l’on ferait éventuellement après ?” (ben... on dînerait, ce serait mieux ...) !
Côté décoration, une profonde reconfiguration des lieux a permis une redistribution des volumes. Le restaurant “Impérial” a disparu, remplacé par un long salon attenant au restaurant italien, toujours tenu par Liliane qui en reste l’âme ! Le-dit restaurant ouvert désormais midi et soir. Le bar est resté à son ancienne place, le nombre des boutiques a augmenté et les grands noms de la couture (Fendi, Dior, etc) et de la joaillerie (Chopard) ont pris pied. À noter, une des plus belles réussites : la boutique de Micheline Perrin (malheureusement reléguée au Diable Vauvert) dans les tons rouges (le mobilier habillé de cuir du plus bel effet). Notre ami Bouadani, “Le Coffret de Santal” rouvrira t-il sa charmante boutique d’objets anciens et de hautes curiosités ? .
Le hall de réception est désormais de plain pied, et l’ambiance Garcia laisse ici toute son empreinte dans la série connue “secrets d’alcôve, ambiance Napoléon III, rouge carmin et doré”.
À noter aussi, une curieuse et déjantée statue ou composition, représentant certainement “E.T.”, située dans le patio des boutiques, représenté par ailleurs pour faire bon poids, bonne mesure, sous forme de toile, face aux ascenseurs ? Provocation, effet d’intellectualisme parisien ? …
On aimera … ou on n’aimera pas, laissons le temps juger !
Ainsi va notre Mamounia … avec vents et marées, surfant sur les effets de mode !
La Mamounia, Bab Jdid - 0 524 388 600